Chemin de croix

LA PASSION DE NOTRE SEIGNEUR

Pendant le Carême, nous pouvons accompagner le Christ dans le chemin qui l’a conduit à sa mort sur la croix.
Le chemin de croix est la méditation de la Passion de notre Seigneur. Il a lieu traditionnellement pendant les vendredis du temps du Carême, en particulier le Vendredi Saint, où les fidèles peuvent participer à des chemins de croix en procession dans la rue.

Au XIVe et XVe siècle, les franciscains, gardiens des lieux saints, ont initié et diffusé cette tradition. Les fidèles en pèlerinage à Jérusalem étaient invités à participer à la Passion du Seigneur depuis le tribunal de Pilate jusqu’au Golgotha, lieu du Calvaire. Puis, des représentations des épisodes de la Passion sous forme de tableaux furent créées afin de permettre aux fidèles ne pouvant se déplacer en Terre Sainte de méditer les souffrances de Jésus.

Ainsi, aujourd’hui des représentations de ces épisodes parent les murs de nos églises sous forme de stations. Il existe 14 stations, une 15e station représentant le tombeau vide et intitulée « Dans l’espérance de la résurrection » est parfois présente dans les églises. Cette 15e station a été ajoutée en 1958, à l’occasion du centenaire des apparitions de la Vierge Marie à Lourdes.

 

Horaires des chemins de croix

Saint-Pierre : tous les vendredis à 12h30
Saint-Louis : tous les vendredis à 15h, tous les mardis à 18h15
Le Christ-Ressuscité : tous les vendredis à 18h
Notre-Dame-de-Lourdes : tous les vendredis à 15h
Saint-Augustin : tous les vendredis à 15h

JÉSUS-CHRIST MONTE AU CALVAIRE

Le chemin de croix est composé de 14 stations évoquant les épisodes de la Passion du Seigneur.

Cliquez sur le numéro de la station pour visualiser le texte de l'Évangile et les méditations.

Jésus-Christ monte au Calvaire : Il y va pour y mourir. Suivons-Le, c’est notre Frère, Qui pour nous, voulut souffrir. En mourant, Il nous délivre Du fardeau de nos péchés, Et celui qui veut le suivre, Sous la Croix devra marcher.
Chez Pilate, on l’assimile Au dernier des scélérats. Et la foule versatile Veut libérer Barabbas. Quelle indigne préférence : Le coupable est pardonné Et malgré son innocence, Jésus-Christ est condamné !
Mais voici que l’on présente Une Croix au doux Sauveur : Sur sa chair encor sanglante, Elle ajoute à ses douleurs. Et pourtant il la désire, Il la veut depuis toujours, Depuis toujours elle attire Son regard brûlant d’amour.
Ô Jésus, vos mains calleuses, Ont manié bien d’autres bois ; Vos épaules laborieuses Ont plié sous d’autres poids. Il est donc bien redoutable Ce fardeau, mon doux Jésus ! Puisque ce poids vous accable Et que vous n’en pouvez plus.
Au chemin de la souffrance, Pour l’aider, Marie est là : Elle veut par sa présence Soutenir ses derniers pas. Ô Vierge, en notre faiblesse, Nous avons besoin de vous : Puisque nous tombons sans cesse, Demeurez tout près de nous !
Quand Simon, l’un de mes frères, Est choisi pour te porter, Ô Croix, tu parais légère : Qui voudrait se dérober ? Pour la tâche, ô divin Maître, S’il vous faut des ouvriers, Me voilà, de tout mon être, Je suis prêt à vous aider !
Tous vos traits, par la souffrance Sont creusés de durs sillons : Nos péchés et nos offenses Sont gravés sur votre front. Souvent, on déforme encore Votre image autour de nous : Au monde qui vous ignore, Nous saurons parler de vous !
Votre pied heurte la pierre : Vous tombez sur le chemin ! Votre Sang dans la poussière, La marque d’un sceau divin. Ô Jésus, je vous adore Étendu sous votre Croix : Prosterné, je vous implore, Moi qui tombe tant de fois.
« Vous pleurez sur mes souffrances : Pleurez donc sur vos péchés, Puisque c’est pour vos offenses Que mon Sang sera versé. Suivez-moi vers le Calvaire ! Avec moi, sachez offrir Vos souffrances pour vos frères : Après moi, il faut souffrir ! »
À quoi bon tant de souffrance, À quoi bon verser son Sang, Quand Il voit la foule immense De pécheurs impénitents ! Et pourtant, Il se relève, Prend la Croix à pleines mains, Il poursuit et Il achève Jusqu’au bout le dur chemin.
On dépouille votre taille, Et plus rien pour vous couvrir ! Autrefois nu sur la paille, Vous voulez ainsi mourir. Enseignez à tous vos frères L’amour de la pauvreté, Que les biens de cette terre Sont toujours à mépriser.
À grands coups, le marteau frappe Dans la chair, rivant les clous, Comme une divine grappe Que l’on presse sous les coups ! De ses mains, le Sang s’écoule, De ses mains qui, si souvent, Ont béni d’immenses foules Et guéri tant de souffrants.
Voici donc l’instant suprême, Qu’il attend depuis toujours, De prouver à ceux qu’il aime, Jusqu’où va son grand amour ! Embrassant la terre entière, Ses deux bras sont étendus : Il appelle tous ses frères Et Il meurt pour leur salut.
En vos bras, quand on vous livre Votre Fils inanimé, Vous lisez comme en un livre Sur son corps tous nos péchés ! Dites-nous, ô tendre Mère, Tout ce que vous avez vu : Gravez en nos coeurs de pierre Les blessures de Jésus !
L’ennemi de votre gloire Peut sourire : il est vainqueur ; Et pourtant votre victoire Est certaine, ô mon Sauveur ! Malgré la nuit de la tombe, Le linceul sur votre Corps, Aujourd’hui l’enfer succombe : Vous avez vaincu la mort !