Après Reims, Rouen, Amiens ou encore Compiègne, nos 5 églises se réunissent de nouveau autour d’un pèlerinage interparoissial. Le samedi 17 octobre 2026, les paroisses de Bondy et des Pavillons-sous-Bois vous invitent à Meaux, sur les traces de Maurice Rondeau, René Boitier et René Rouzé, martyrs de l’apostolat. Programme, tarifs, inscription.
Connaissez-vous l’histoire de ces jeunes chrétiens et de ces prêtres envoyés en Allemagne au titre du Service du Travail Obligatoire (STO) ? Au péril de leur vie, ils ont offert à leurs compagnons d’épreuve du réconfort, de la foi et de l’espérance. Leur courage et leur amour parlent encore, avec une force rare.
Pour faire mémoire de ces figures, les paroisses de Bondy et des Pavillons-sous-Bois vous invitent à un pèlerinage à Meaux, le samedi 17 octobre 2026. Paroissien de longue date, nouveaux venus ou en quête de repères, cette journée est faite pour vous.
Qui étaient les apôtres clandestins du STO ?
Des missionnaires de l’ombre au cœur de l’oppression nazie
Pendant la Seconde Guerre mondiale, des milliers de jeunes Français sont envoyés de force en Allemagne. Face à leur détresse morale et spirituelle, des prêtres, des séminaristes et des laïcs choisissent de les rejoindre, clandestinement et bénévolement. Dans les usines et les camps, malgré l’interdiction du régime, ils organisent des temps de prière, célèbrent des messes en secret et offrent une écoute fraternelle. Beaucoup paieront de leur vie : arrêtés par la Gestapo, ils seront déportés en camp de concentration.
Le 13 décembre 2025, cinquante de ces jeunes Français, âgés de 19 à 46 ans, ont été béatifiés à Notre-Dame de Paris : arrêtés, déportés, ils sont morts en raison de leur attachement au Christ et à l’Église. On les appelle les « martyrs de l’apostolat ». Trois d’entre eux sont liés à notre voisin, le diocèse de Meaux.
Trois témoins de Seine-et-Marne
Le bienheureux Maurice Rondeau, prêtre et éducateur

Ordonné prêtre pour le diocèse de Meaux en 1936, l’abbé Maurice Rondeau enseigne au grand séminaire avant d’être mobilisé, puis fait prisonnier. Il choisit alors de quitter son statut de prisonnier de guerre pour rejoindre, en toute liberté, les jeunes Français du STO privés d’aumônier officiel. Affecté comme ouvrier à la verrerie de Stolberg, il cache son identité de prêtre pour poursuivre son ministère en secret.
Les nazis l’arrêtent en août 1944. Le motif retenu dit tout de son engagement : « prêtre, activité religieuse, visite les malades ». Déporté à Buchenwald, il meurt d’épuisement peu après la libération du camp, en mai 1945. Sa mémoire est aujourd’hui honorée à la cathédrale de Meaux : celle d’une foi incarnée jusqu’au don total de soi.
René Boitier, le scout

Né à Faremoutiers en 1917, René Boitier était marié et avait 28 ans quand il est mort à Dachau. Scout d’origine, il fait partie des deux laïcs du diocèse de Meaux béatifiés avec l’abbé Rondeau. Son histoire rappelle qu’on n’a pas besoin d’être prêtre pour être apôtre : un jeune père de famille, formé par le scoutisme, a lui aussi choisi de servir ses frères jusqu’au bout.
René Rouzé, le « jociste »

Fils unique, René Rouzé est né le 11 janvier 1922 à Bombon, en Seine-et-Marne. Militant de la JOC (Jeunesse ouvrière chrétienne), il est mort à 23 ans à Dora-Mittelbau. À un âge où l’on construit sa vie, il a choisi de rester auprès de ses camarades ouvriers pour leur apporter l’espérance de l’Évangile.
Vous voulez en savoir plus ? Rendez-vous sur le site du diocèse de Meaux.
Images prises sur le site du diocèse de Meaux
Pourquoi partir avec nous le 17 octobre ?
Une journée pour prier, se souvenir et se laisser interroger
Ce pèlerinage n’est pas une simple visite historique, c’est une démarche du cœur. Marcher sur les pas de l’abbé Rondeau, de René Boitier et de René Rouzé, c’est se demander ce que nous faisons, aujourd’hui, de notre propre capacité à nous engager et à aimer. Que votre foi soit profonde ou en recherche, vous y trouverez un espace de silence, de recueillement et de réflexion sur le courage et la compassion.
Une journée fraternelle, de Bondy aux Pavillons-sous-Bois
Partir ensemble, c’est faire communauté. Ce pèlerinage rassemble les paroissiens de nos cinq clochers, dans un esprit d’accueil et de partage : l’occasion de faire de nouvelles rencontres, d’échanger simplement et de vivre un moment de fraternité entre générations.
Cathédrale de Meaux (image du site du diocèse de Meaux)
Programme et informations pratiques
Samedi 17 octobre 2026
- Départ : rendez-vous à 7h45, à l’un des quatre points de départ :
- le centre paroissial de Bondy
- l’église du Christ Ressuscité
- l’église Notre-Dame de Lourdes
- l’église Saint-Augustin
- Retour : vers 18h30
- Sur place, à Meaux : messe à 11h à la cathédrale de Meaux, temps de prière et d’enseignement
- Repas : pique-nique tiré du sac, à partager dans la convivialité. Des salles seront mises à disposition sur le temps du midi
Trois tarifs pour que chacun puisse venir
- Tarif normal : 10 €
- Tarif enfant (moins de 12 ans) et jeunes de l’aumônerie Avance au large (AAL, collégiens et lycéens) : 5 €
- Tarif solidarité : 20 € (il aide à financer la participation d’autres pèlerins)
Nul ne doit être empêché de venir pour des raisons financières. Si vous rencontrez une difficulté, parlez-en discrètement à l’équipe paroissiale.

Rejoignez-nous : inscrivez-vous avant le 14 octobre
Le témoignage des martyrs du STO et des bienheureux de Seine-et-Marne nous invite à plus de courage et de bonté au quotidien. Ne manquez pas ce rendez-vous spirituel et fraternel.
Inscription obligatoire avant le mercredi 14 octobre 2026 :
- En ligne : remplissez le formulaire d’inscription au pèlerinage à Meaux et réglez directement votre participation.
- Sur papier : récupérez un bulletin dans les églises et remettez le à la sortie des messes ou déposez-le au centre paroissial de Bondy (dans une enveloppe fermée avec le règlement)
La réservation est effective à réception du paiement (non remboursable). Nul ne peut être empêché pour raison financière, en parler si besoin.












