Un carême, pourquoi ?
Il y a quelques jours, j’évoquais à une personne qui ne connaissait pas notre religion, deux des principaux piliers de notre foi. D’abord que nous croyons que Jésus-Christ est Dieu ; ensuite qu’Il était mort et ressuscité pour que l’on ait la vie éternelle. Et c’est cette foi en la résurrection que l’on fêtera à Pâques. Mais le chemin pour avoir part à cette vie éternelle a été semé d’obstacles par Satan, en particulier par nos péchés qui nous éloignent de cette vie avec Dieu.
Le carême est donc un temps fort qui nous est donné pour combattre ce mal qui est en nous. Ainsi nous pourrons pleinement vivre à Pâques, la grande joie de la résurrection du Christ.
Un carême, comment ?
Concrètement comment faire ? Comment poser des actes qui nous rapprochent de Dieu ? L’Eglise nous propose depuis toujours plusieurs pistes :
Beau programme mais il faut aussi rester attentifs à deux écueils : d’abord, envisager un carême trop exigeant où chaque effort me demande une grande attention ; et rapidement, j’arrête et ne tiens pas mes résolutions, ensuite, ne pas démarrer mon carême au mercredi des cendres et reporter de jours en jours le début de mes intentions pour finalement arriver à Pâques, sans n’avoir rien changé !
Alors à tous, bon carême de conversion, en vue de la lumière de Pâques.
Frédéric HENRY (diacre)
Les paroisses de Bondy et des Pavillons-sous-Bois ont eu la joie d’inaugurer la nouvelle année avec les jeunes de Taizé.
Le village de Taizé, en Bourgogne, abrite une communauté monastique chrétienne œcuménique au rayonnement international. Chaque année, elle organise un rassemblement européen dans l’une des grandes villes d’Europe. Cette année, nous étions 15 000 jeunes chrétiens réunis à Paris. Sur nos paroisses, nous avons accueilli 50 de ces jeunes : 15 Ukrainiens, 15 Croates, 10 Polonais et 10 Allemands.
J’ai été profondément touché par la générosité des 25 familles qui ont ouvert leurs portes pour les accueillir. Lors de leur arrivée à Bondy, le dimanche 28 décembre, j’ai été particulièrement marqué par le courage des 15 Ukrainiens qui, pour la plupart, se trouvaient encore dans leur pays deux jours auparavant, entre coupures de courant et abris anti-bombes.
Les jeunes de nos paroisses ont eu la joie de faire leur connaissance et de participer avec eux à ce beau rassemblement. Les journées étaient rythmées par la prière : le matin dans les paroisses, le midi dans les églises parisiennes et le soir à l’Accor Arena de Bercy. Ces temps privilégiés d’intériorité ont profondément marqué les jeunes de nos paroisses. Qu’il est bon de goûter au silence et de faire l’expérience qu’il est habité par la présence de Dieu !
Nous avons également eu la joie de vivre le passage à la nouvelle année en présence de Dieu. Après une magnifique messe à l’église Saint-Pierre, qui a touché les jeunes de Taizé par sa ferveur et sa joie, nous avons prié ensemble pour la paix, puis fêté la nouvelle année en partageant un repas et en chantant au rythme de toutes les cultures représentées.
Ce rassemblement de Taizé fut un signe d’unité, de paix et de joie, ô combien prophétique pour notre monde. L’amour du Christ nous réunit, et qu’il est bon de le célébrer !
Père Erwan Saint-Macary
L’été est un temps de repos, de voyage, de dépaysement. Le rythme change, les habitudes se relâchent. Mais ce temps différent peut devenir une belle occasion de vivre notre foi autrement, plus librement, plus intérieurement. Même loin de notre paroisse, nous ne sommes jamais loin du Christ. Il nous précède sur nos chemins. Il nous accompagne dans nos détours, et Il nous attend dans le silence de notre cœur.
« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau,et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. » (Matthieu 11, 28-30). Ces paroles de Jésus résonnent particulièrement en cette période estivale. Nous aspirons tous à un peu de souffle, à du calme, à du repos. Mais Jésus nous invite à un autre repos, plus profond, plus durable : celui de l’âme. Il ne nous promet pas une vie sans fatigue, mais une présence qui soutient. Son « joug », sa manière d’aimer, de vivre, de servir, est léger… parce qu’il est partagé avec Lui.
Alors, même loin de notre communauté paroissiale, nous pouvons rester enracinés dans la foi. Par exemple, en participant à la messe sur son lieu de vacances, signe d’unité avec l’Église universelle ; en prenant un moment de silence chaque jour (une prière simple, un psaume, une parole d’Évangile, un merci pour la beauté de la création) ; en étant témoin du Christ là où nous sommes (par un sourire, une écoute, une présence fraternelle). Par ailleurs, pour ceux qui restent, la paroisse continue d’être vivante. Nos églises restent ouvertes, la prière se poursuit, des temps fraternels peuvent encore se vivre.
Que cet été soit pour chacun une étape, un ressourcement, un cœur à cœur avec le Seigneur. Bon été à tous, dans la paix et la joie du Christ !
Paulo Teixeira, diacre
« Missionnaire, formateur, homme humble de prière et de sagesse », selon l’expression de l’un de ses collaborateurs, le cardinal Robert Francis Prévost, a surpris le monde entier lorsqu’il s’est présenté le 8 mai dernier en tant que nouveau pape à la loggia de la basilique Saint-Pierre à Rome sous le nom de Léon XIV. Méconnu des médias et des fidèles, il avait pourtant fait l’unanimité des cardinaux semble-t-il en deux jours de conclave. Doté en effet d’une riche expérience pastorale et ecclésiale et d’une incroyable quintuple culture (française, italienne, espagnole, américaine par sa famille, péruvienne pour sa mission), il est avant tout un homme d’intériorité, mais aussi de paix et d’unité.
Digne fils de saint Augustin, il a ainsi choisi comme devise « In illo uno unum » (« Bien que nous soyons nombreux, nous sommes un dans le Christ »). Sur son blason, on peut voir un cœur enflammé, transpercé par une flèche et posé sur une Bible, symbole de l’ordre de Saint Augustin. Il rappelle l’expérience de conversion de ce dernier, rapportée dans les Confessions: « Toi, Tu avais percé notre cœur des flèches de ta charité et nous portions Tes Paroles, plantées à travers nos entrailles ».
A l’école de l’évêque d’Hippone, Léon XIV, pasteur passionné pour le troupeau du Seigneur, pourrait dire : « Mon poids, c’est mon amour ; en quelque endroit que je sois, c’est lui qui m’emporte ». Il concluait ainsi son homélie inaugurale du 18 mai en s’exclamant : « Frères et sœurs, c’est l’heure de l’amour »! En ce mois de juin traditionnellement dédié au Sacré Cœur où nous nous préparons à fêter la clôture du Jubilé des apparitions de Paray le Monial, il nous rappelle par son exemple et son enseignement le primat de la charité dans nos vies à la suite du Christ.
P. Martin Pradère
Habiter Bondy ou Pavillons-sous-Bois, c’est entretenir une certaine proximité avec le pape François. En effet, celui qui a toujours annoncé sa prédilection pour les « périphéries », valorisait particulièrement ce qui se vit dans les lieux cachés ou oubliés. Il avait conscience que c’est parfois dans les périphéries que se passent les événements les plus importants. Déjà, dans la Parole de Dieu, le Messie vient de Nazareth et non pas de Jérusalem, la grande capitale religieuse. C’est que « l’on voit mieux aux périphéries », comme l’écrivait le pape François dans son livre d’entretien Un temps pour changer. Je ne vous cache pas que cette phrase m’a poussé à me rendre disponible pour venir en mission à Bondy.
Le pape parlait encore des « périphéries existentielles », élargissant l’idée de périphérie au-delà des réalités géographiques. Il désignait ainsi l’expérience de vie des personnes mises de côté par la société ou même « invisibilisées », pour reprendre un mot à la mode dans les médias.
Le pape François était le pape des pauvres, le pape du peuple de Dieu (dans la continuité de ses prédécesseurs). Rendons grâce à Dieu et confions-le à la miséricorde divine.
Père Nathanaël GARRIC